RESSOURCES NATURELLES DANS LES COLLECTIVITÉS Des élus de Kébémer à l’école de la gestion

Plus de cinquante élus locaux de Kébémer sont réunis dans la commune par l’UAEL (union des associations des élus locaux) pour une formation sur l’exercice de la compétence transférée en matière d’environnement et de gestion des ressources naturelles hier vendredi.



Cette formation de trois jours vise à renforcer les capacités des élus locaux pour un exercice plein des compétences qui leur sont transférées en matière d’environnement et de gestion des ressources naturelles pour un développement local durable, a indiqué le responsable de la formation, Mamadou Lô. Financée par la coopération hollandaise, cette formation qui se déroulera dans grandes villes-départements devrait amener les élus à pouvoir mesurer et prendre en compte les impacts environnementaux de tous ouvrages à ériger dans leur territoire communautaire, a dit M. Lô.

Les Pays-Bas ont consenti une enveloppe de 305 millions de francs pour le programme de renforcement des capacités des élus locaux en environnement et gestion des ressources naturelles (PRECAE-GRN), a soutenu le superviseur local de la formation, l’adjoint au maire de Kébémer, Ababacar Khalifa Mboup. La particularité de cette rencontre est que le volet environnement est la compétence la plus marginalisée dans la nomenclature budgétaire des collectivités locales alors que c’est une question transversale pas bien comprise, a relevé M. Mboup.

L’adjoint au maire de Kébémer a salué la formation aidera les élus à avoir une meilleure compréhension du cadre juridique et institutionnel. Ce cadre organise l’exercice de cette compétence transférée pour mieux gérer les conflits liés au foncier et à l’extraction de sable, a-t-il relevé. « Nous voulons faire sortir le volet environnement du ghetto dans lequel il est confiné dans les collectivités locales pour devenir une compétence comprise et déroulée au bonheur des populations », a soutenu M. Mboup. Regrettant l’existence de ceintures d’ordures (dépôts sauvages) et de trous nés de l’extraction de sable, manifestations visibles du problème environnemental dans les collectivités locales notamment dans les grandes villes, il a invité ses collègues à se doter de plans locaux en matière d’environnement.

Président de la communauté rurale de Diokoul, Mamadou Mbaye a salué l’initiative venue au moment où les ressources naturelles sont « fortement malmenées ». « Dans cette situation de dégradation des ressources naturelles, nous avons initié, à Diokoul, une réserve naturelle de 2050 ha avec 40.000 plants, érigé une protection des cuvettes maraîchères et planté 20 hectares de tabanani », a soutenu M. Mbaye. Au terme de cet atelier auquel ont pris part des agents des services départementaux des Eaux et Forêts et de l’environnement, les élus locaux devraient être sensibilisés sur la nécessité de prendre en compte l’environnement dans la réalisation des projets communautaires.

APS

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Développement durable


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