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Chroniques ! Elections régionales - PACA : LE VOTE MUSELIER ET SES CONSEQUENCES

Les listes sont maintenant déposées. Chacun est désormais devant ses responsabilités pour un scrutin crucial. Les commentaires médiatiques tentent, de façon délibérée, de brouiller les pistes, alimentant la confusion pour décourager la mobilisation d'une partie de l'électorat progressiste et républicain.
Donc, faisons le point et éclairons l'enjeu. Par Lorenzo Mateos et Jean-François Hurel



Depuis longtemps déjà cette région est bousculée par une forte poussée de l'extrême-droite et le Front National. Jean Marie Le Pen y fut élu à l'Assemblée Régionale. En 1995, le FN remporta l'élection municipale à Toulon mais aussi Marignane, Vitrolles et Orange. Et en 2015, Marion Maréchal recueillait déjà plus de 40% de voix au 1er tour. Seul le retrait de la liste de gauche de Christophe Castaner en faveur de Christian Estrosi permit alors de battre le FN et de préserver la fierté républicaine de cette belle région.
Pour l'élection de juin prochain, le risque est toujours le même. Si les sondages n 'indiquent pas une nouvelle percée du vote extrémiste, la liste RN de Mariani maintient une pression forte, bénéficiant du soutien d'une frange de la droite extrême en perte accélérée de tout repère républicain.


Face à cette menace, Renaud Muselier s'était engagé à construire une liste de large rassemblement de tous ceux qui veulent additionner leurs compétences dans l'intérêt de la région. Il avait dit que sa liste comporterait des candidats LREM : Il l'a fait avec 15 colistiers et le soutien de Sophie Cluzel. Le vote Muselier sera donc, dès le 20 juin, le seul vote de rassemblement efficace pour l'avenir de PACA, contre l'extrême-droite. Chaque voix comptera.
Contrairement à ce qui a été martelé par des media partisans et des commentateurs mal intentionnés, la responsabilité des polémiques, revirements et atermoiements incombe totalement à la faction dirigeante de LR autour de Christian Jacob. Menaces, injures, pressions violentes, ils ont tout tenté pour faire caler Muselier. En pure perte. Le rassemblement s'est fait et Renaud Muselier est parvenu - condition incontournable - à empêcher le dépôt d'une liste LR concurrente envisagée par les Cioti, Retailleau et autres républicains indignes.

Dans sa cacophonie, la direction nationale de LR a tenté, comme d'habitude, de faire porter à Emmanuel Macron les chapeaux qui ne sont pas les siens. Car ce sont bien les Jacob et compagnie qui se montrent incapables de choisir clairement leur camp face à l'extrême-droite, conduisant ainsi la droite dans une impasse historique . La régionale en PACA l'aura révélée au grand jour. C'est le mérite républicain de Muselier d'avoir tenu bon. Pas question donc de traîner les pieds. Fou qui ferait le délicat.
Enfin, que fera la gauche au soir du 1er tour le 20 juin ? Comme en 2015, elle sera au pied du mur. Celui de la République et de l'intérêt des provençaux. Quel camp choisira-t-elle ? Celui d'une fuite en avant suicidaire, en se maintenant et livrant ainsi la région au RN ? Ou celui des progressistes et républicains ? La réponse lui appartiendra en toute responsabilité. Mais plus le score de Muselier sera élevé au premier tour et plus la décision lui sera facilitée.
Faut-il ajouter que le résultat en PACA dépassera le cadre de la simple élection régionale. Raison de plus pour donner au vote Muselier toute sa force.

Par Lorenzo Mateos ( https://www.facebook.com/profile.php?id=100004168218611 et Jean-François Hurel https://www.facebook.com/jeanfrancois.hurel.3

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1- Cette tendance mortifère de rapprocher l’aile droite du LR avec l’extrême droite ne date pas d’aujourd’hui, même si les élections régionales de 2021 sont un révélateur de ces pratiques. Notons par exemple l’accord existant entre LR et Debout La France en région Bourgogne France Comté et tous les accords de second tour des précédentes élections. Avec ces pratiques LR est appelé à terme à connaître le racornissement qu’a connu le PS avec ses frondeurs qui louchaient à l’extrême gauche. Le résultat du candidat PS à la dernière présidentielle est venu sanctionner cette dérive. Et contrairement à tous les commentaires politiques sur ces événements, il est clair qu’Emmanuel Macron, en fin observateur du monde politique, a tiré les conclusions qui s’imposaient en créant le mouvement En Marche ! Il n’est donc pas le responsable du déclin des vieux partis qui se sont partagés le pouvoir de 1958 à 2017. Ce sont leurs dérives qui ont créé les conditions de l’émergence d’un grand mouvement central allant des socaiux démocrates aux démocrates libéraux. Edouard Philippe a en son temps qualifié l’évolution politique en disant que « la poutre travaille », nous voyons qu’en 2021, la poutre travaille toujours et que les recompositions politiques ne sont pas terminées.

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