"L’EAU DOIT ÊTRE UN INSTRUMENT DE PROMOTION DE LA PAIX DANS LE MONDE ET NON UNE SOURCE DE POTENTIELLES CRISES" (PM)



eau et assainissement
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Dakar, 5 avr (APS) - Le Premier ministre sénégalais, Mahammed Boun Abdallah Dionne a souligné, mardi à Dakar, la nécessité d’entreprendre une initiative politique de haut niveau pour asseoir les bases de cette corrélation entre l’eau et la paix et faire de l’eau un instrument de promotion de la paix dans le monde.
"La dialectique eau et paix ne date pas certainement d’aujourd’hui, néanmoins, elle est plus prégnante dans le contexte actuel où, la raréfaction des ressources en eau semble inéluctable du fait des effets combinés des changements climatiques et de l’accroissement de la population mondiale", a relevé le premier ministre.
En ce sens, M. Dionne a préconisé d’amorcer un partenariat mondial visant à faire de l’eau, un instrument pour la promotion de la paix dans le monde et non une source de potentielles crises.
Le Premier ministre présidait l’ouverture du panel mondial de haut niveau sur l’eau et la paix regroupant plusieurs experts nationaux et internationaux.
Citant le rapport mondial de l’eau de l’UNESCO publié en 2015, M. Dionne a indiqué que les prélèvements devraient augmenter de 50% en 2050. "Cela traduit l’intérêt particulier que nous accordons à la tenue de cette rencontre dont la pertinence et l’opportunité se justifient largement", a-t-il dit.
L’accès à l’eau est devenu un enjeu économique et stratégique mondial, entraînant souvent des tensions et des crises dans différentes régions du monde et particulièrement en Afrique, a souligné Mahammed Boun Abdallah Dionne.
En 1995, a-t-il rappelé, la Banque mondiale avertissait que "le pétrole est la source de nombreux conflits au cours de ce siècle et l’eau sera la source des conflits du siècle à venir".
Une telle prédiction, a-t-il dit, faire aujourd’hui dire aux Nations unies que "soixante dix foyers de tensions dans le monde auraient pour causes directes ou sous-jacentes, la répartition ou la gestion des ressources hydriques".
"Face à une telle perspective, il est impérieux d’entreprendre une initiative politique de haut niveau pour une plus grande prise de conscience de la corrélation entre l’eau et la paix", a soutenu le Premier ministre.
A cet effet, a-t-il signalé, "le conseil d’interactions composé d’anciens chefs d’Etat et de gouvernement a exhorté le conseil de sécurité à reconnaître l’eau comme un élément essentiel à l’établissement de la sécurité internationale, régionale et nationale".
Ainsi, la coopération pour l’exploitation des eaux partagées doit désormais être érigée en normes au niveau régional.
"Le Sénégal et ses voisins ont très tôt participé à la création de deux organisations de mise en valeur de bassins fluviaux notamment l’OMVS, en 1972 et l’OMVG, quatre années plus tard", a souligné le Premier ministre convaincu que l’eau doit unir et non désunir.
Pour lui, "nos pays, ayant la propriété conjointe sur les ouvrages de maîtrise des eaux, gèrent conjointement les prêts, les financements, ont développé une formule unique pour le partage des coûts et bénéfices dérivés de l’exploitation de notre fleuve commun, le fleuve Sénégal".

SBS/PON

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