ENQUETE - 42,6% des ménages affectés : Les pauvres diminuent, mais pas la pauvreté



La dernière requête réalisée par l’Agence nationale des statiques et de la démographie (Ansd) révèle que 42,6% des ménages sénégalais sont considérés comme pauvres. Si ce chiffre est en baisse, il n’en montre pas moins la nécessité de ne pas baisser les bras.

«Les résultats de cette enquête, par rapport à ceux de l’enquête de 2002, ont montré une réduction de la pauvreté», a déclaré, mardi, M. Babacar Fall, le directeur général de l’Agence nationale des statistiques et de la démographie (Asnd), en marge de l’atelier de validation du document de projet de mise en place de l’Observatoire de la pauvreté et des conditions de vie (Opcv). Les chiffres de 2002 avaient situé le niveau de pauvreté à un peu plus de 57%, en baisse notable par rapport aux chiffres antérieurs, qui situaient le taux de pauvreté à plus de 67% de la population nationale.

Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire en matière de lutte contre la pauvreté au Sénégal. Malgré les différentes actions menées sur l’étendue du territoire, la pauvreté demeure un véritable casse-tête. Selon la dernière enquête de suivi de la pauvreté réalisée par l’Ansd, 42,6% des ménages sénégalais sont considérés comme pauvres. Un chiffre qui, de l’avis du directeur général de l’Ansd, Babacar Fall, reste global d’autant que la pauvreté est multidimensionnelle, notamment en termes d’accès aux besoins sociaux de base et de manque de ressources entre autres.

Nuançant cependant ces données, Babacar Fall souligne : «Quand on regarde les progrès qui ont été réalisés en matière de scolarisation, d’alphabétisation, de couverture sanitaire, les choses se sont améliorées». L’Objectif qui est assigné à l’Observatoire de la pauvreté et des conditions de vie consiste à définir les conditions de mise en place d’un système d’information cohérent et partagé. Il aura pour vocation de relier les différentes sources d’informations du système de suivi-évaluation des stratégies de lutte contre la pauvreté tant au niveau global, sectoriel que décentralisé. Ses concepteurs veulent faire de l’Opcv le bras technique du système de suivi-évaluation des politiques, programmes et stratégies de réduction de la pauvreté et d’atteinte des Omd. Il vise à fédérer les différentes initiatives en cours et à tirer parti des acquis des expériences passées ou en cours.

«Un bon système de suivi de la pauvreté requiert un système d’information cohérent, stable, fiable et pérenne sur les conditions de vie des populations, capable de satisfaire régulièrement les besoins des utilisateurs», a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop. Il reconnaît que «le système d’information dont dispose actuellement le Sénégal, surtout en matière de condition de vie des ménages, connaît encore quelques limites liées à l’existence de données isolées, stockées dans des formats disparates et parfois incompatibles dont la consolidation, seul gage d’un système d’information cohérent et pertinent, se révèle difficile».

Composé d’un secrétariat et d’un volet forum, cet organe qui sera logé à l’Ansd, s’est fixé comme priorités, l’organisation d’une assemblée générale pour dresser ses modes de fonctionnement. L’autre priorité consiste à organiser l’information et à mettre en place le réseau qui permettra de faciliter les échanges d’information entre les services et les partenaires.

Le Quotidien

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Lutte contre la pauvreté


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