Le paludisme a reculé considérablement dans le pays (médecin)



Mbour, 27 jan (APS) – Le paludisme a reculé considérablement au Sénégal, a affirmé le docteur Alioune Badara Guèye, chargé de formation au Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), relevant un arsenal de stratégies qui ont permis d’aboutir à ces résultats.

‘’En 2005-2006 nous étions à 30% des motifs de consultations, mais aujourd’hui ces données ont fortement reculé et nous nous retrouvons avec des chiffres très bas. Sur cent personnes qui viennent au niveau des structures sanitaires pour se faire consulter, nous en avons cinq à dix qui viennent pour un motif de paludisme ou pour un cas supposé l’être’’, a signalé le médecin.

Il s’exprimait à la fin de la troisième session du cours national sur la paludologie. D’une durée de trois semaines (7-26 janvier), cet enseignement s'est déroulé à l’Institut en santé et développement (IDED) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) basé dans la commune de Mbour.

Le cours avait pour but d’améliorer les dispositions managériales des acteurs de la santé, notamment ceux du niveau opérationnel, dans le cadre de la lutte contre le paludisme. L'objectif est de les amener à maîtriser le contenu des différents modules d’enseignement et de partager avec eux les outils valides et disponibles pour lutter contre la maladie, selon docteur Alioune Badara Guèye.

''C’est un arsenal de stratégies qui nous a permis d’atteindre ces résultats. Mais il faut dire que le paludisme est distribué d’une manière hétérogène au Sénégal. Donc, pour être vraiment performants, nous essayons d’adapter les stratégies que nous avons en fonction des différentes zones, en passant par la promotion et la prévention de cette maladie par des activités de sensibilisation, des causeries et des visites à domicile’’, a expliqué le chargé de formation.

‘’Au-delà de ça, il faut que nous puissions arriver à assurer une prise en charge de qualité, c’est-à-dire prendre en charge précocement les cas de paludisme qui se déclarent dans les 48 heures’’, a-t-il insisté.

Pour le conseiller en paludisme au bureau de Dakar de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le docteur Bakary Sambou, ‘’le Sénégal est l’un des rares pays en Afrique à avoir initié ce cours dont la première session a eu lieu en 2008''.

''Aujourd’hui nous pensons que c’est une avancée pour le pays, d’autant plus que le cours régional qui est organisé au Bénin par l’OMS ne permet pas de résorber le déficit en personnel, surtout en spécialistes dans le domaine de la lutte contre le paludisme’’, a-t-il fait remarquer.

''L’un des créneaux du ministère de la Santé et de l’Action sociale c’est l’accessibilité aux soins, aussi bien financière que géographique. Cela explique, en grande partie, la raison pour laquelle les médecins praticiens sont capacités en termes de lutte contre le paludisme’’, a souligné le docteur Idrissa Talla, Directeur de la lutte contre le paludisme.

‘’On espère que le problème de paludisme sera bientôt un mauvais souvenir au Sénégal. Mais il va falloir être vigilants, surveiller et consolider les acquis’’, a conseillé le docteur Talla.

ADE/OID

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Programme National de Lutte contre le Paludisme


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