BONNE GOUVERNANCE ET TRANSPARENCE DANS LA GESTION DES COLLECTIVITES LOCALES, L’institut Panos plaide pour une forte implication des A.N.E

Douze année après l’érection des départements en région via la loi 96-06 du 22 mars 1996, le constat est qu’il n’y a toujours pas une grande implication des Acteurs non étatiques (ANE). Pour ne plus confiner ces derniers à une participation symbolique, l’Institut Panos de l’Afrique de l’Ouest (Ipao) est d’avis que le renforcement de capacités, l’utilisation efficiente des médias ainsi que les opportunités offertes par le TIC peuvent constituer des solutions pour booster la participation citoyenne en vue de favoriser une bonne gouvernance démocratique plus réelle au Sénégal. Voilà pourquoi, il a précédé mercredi dernier, à la résidence hôtelière “Le Ndiambour“ au lancement du son projet intitulé : “Consolider et élargir la communication citoyenne pour une gouvernance démocratique au Sénégal“.



Cet atelier avait comme objectifs de procéder au démarrage officiel des activités du projet ; de partager avec les différents acteurs partenaires ; son contenu, sa philosophie ; ses objectifs, les activités prévues ainsi que les modalités de mise en œuvre ; mais aussi échanger avec eux sur la conception de la gouvernance et harmoniser avec eux le plan opérationnel.

A cet effet, plusieurs organisateurs ont fait part de leur expérience et décliné leurs attentes sur le projet. De la Convention des Jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) à la Commission des lois de l’Assemblée nationale représentée par le Député Seydou Guèye en passant par la Raddho, Ecopop/Enda, le Forum Civil, et différentes autres Ong et de radios communautaires sont successivement intervenus.

En effet, c’est après un diagnostic sur le processus de reforme de la “Régionalisation“ enclenché par la loi 9-0 du 22 mars 1996 qu’il est convenu d’intégrer les acteurs non étatiques.

L’objectif majeur de la décentralisation était de rapprocher l’administration aux administrés en vue de susciter une grande participation des populations. Malheureusement constate l’Ipao “ces dernières restent instrumentalisées aussi bien par les gouvernants que les élus locaux“. Pire “la communauté de base accède difficilement à un niveau pertinent de décisions“ estime l’Ipao qui après analyse fait remarquer que les obstacles qui empêchent la pleine participation des populations à la gestion des affaires publiques, sont de divers ordres.

Entre autres, il relève le faible niveau de développement d’une culture de transparence dans la gestion des affaires locales ; l’accès insuffisant aux informations susceptibles de booster la participation citoyenne ; le déficit de communication entre les acteurs (…) ; le manque de synergie d’actions entre les acteurs de la gouvernance.

La recherche de réponses à ces problèmes constitue, selon l’Ipao un des objectifs majeurs du Projet d’Appui au programme national de bonne gouvernance (Papnbg) –volet Acteurs non étatiques – sur financement de l’Union européenne dans le cadre du 9e Fed (Fonds européen de développement) qui, par le renforcement de leurs capacités d’intervention, voudrait créer les conditions d’une participation plus crédible, constructive et efficace de ces acteurs à la vie publique tel que mentionné dans l’Accord de Cotonou de l’an 2000.

Toutefois selon l’Ipao, l’action participative des ANE, à la gestion et à la sauvegarde de leurs intérêts est tributaire de la réalisation de deux principes. D’abord, l’information qui permet à la population locale d’avoir un aperçu des questions de développement et de la lutte contre la pauvreté, le tout dans un esprit de Bonne gouvernance. Ensuite, l’accès des populations aux audiences publiques qui sont les instances fonctionnelles et opérationnelles de saisine des autorités et de prise de décisions pour la gestion autonome de leurs propres affaires.

En définitive, pour ne pas confiner les Acteurs non étatiques à une participation symbolique, le renforcement de capacités, l’utilisation efficiente des médias ainsi que les opportunités offertes par le TIC peuvent constituer des solutions pour booster la participation citoyenne en vue de favoriser une bonne gouvernance démocratique plus réelle au Sénégal.

Sud Quotidien

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