Kaolack : l'ARD jette les bases d'un partenariat public-privé



Kaolack, 30 avr (APS) – Des présidents de communauté rurale, des agents de chambres consulaires, des responsables de projets et programmes, ainsi que de services déconcentrés se sont réunis mardi à Kaolack (centre), à l’initiative de l’Agence régionale de développement (ARD), pour échanger sur l’opportunité de jeter les bases d’un partenariat public-privé.

L’ARD a initié cette rencontre, parce que convaincue de la nécessité de mettre sur orbite le partenariat public-privé, ‘’un mode de collaboration associant des entités publiques et privées en vue de remplir un objectif collectif’’, a expliqué son directeur, Mahmouth Diop.

Un tel forum, a-t-il souligné, est capital dans la vie et la gouvernance des collectivités qui ont toujours accentué leurs efforts dans la construction d’infrastructures sanitaires, hydrauliques, de salles de classe, etc., sans une vision concrète et cohérente pour l’essor économique de la localité.

Selon lui, il est donc important d’initier de tels espaces d’échanges et d’enrichissement mutuel, autour du partenariat public-privé afin d’amener les élus à s’approprier cette stratégie.

Une stratégie qui peut aider à optimiser les dépenses publiques par le développement d’investissements face à l’insuffisance des ressources budgétaires.

Le directeur de l’ARD espère que les collectivités locales et les partenaires signeront des protocoles pour la promotion du secteur privé local.

C’est cette même volonté de mutualiser les efforts des collectivités locales qui a amené l’ARD a mettre en place le premier groupement d’intérêt communautaire (GIC), pour l’exploitation commune du Bas-bolong de Nioro, a dit M. Diop.

Il a signalé que le PNDL a dégagé une enveloppe de 300 millions de francs CFA pour financer certaines requêtes.

‘’L’initiative de l’ARD est à saluer, parce qu’elle nous permet d’améliorer nos vagues connaissances sur le partenariat public-privé et de cerner les avantages que nos collectivités locales peuvent en tirer’’, a souligné le président de la communauté rurale de Gagnick, Mamadou Bakhoum.

Le forum devrait amener les élus à partager des risques en transférant certains au partenaire privé, mieux habilité à les gérer que l’autorité publique, à introduire des méthodes de gestion novatrices afin de bénéficier de l’expertise de fonctionnement du secteur privé dans le cadre d’un service public, a indiqué le consultant et expert en intelligence économique El hadji Amadou Sakho.

Il s’agira pour le conseil rural d’avoir une stratégie clairement définie pour développer un secteur privé local, créer des conditions visant à améliorer l’attractivité économique du territoire et appuyer la concertation entre acteurs, intervenants économiques et partenaires techniques et financiers, a indiqué M. Sakho, convaincu qu’il ne peut y avoir de partenariat public-privé sans vision.

Il a appelé à la construction d’une vision à partir des réalités et dynamiques locales. Le partenariat public-privé est d’autant utile que les interventions sectorielles répondant à des besoins immédiats d’infrastructures de base offrent rarement des possibilités d’amélioration de l’économie locale, a-t-il souligné.

PON/ASG


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Partenariats public-privé(PPP)


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